• J'aime beaucoup utiliser RottenTomatoes mais je crois que je n'avais presque jamais vu un film atteindre une telle perfection au Tomatomètre (depuis Staying Alive, Ballistic: Ecks vs Sever et le Pinocchio de Benigni). Ce Zoom va devenir une légende (il faut espérer qu'aucun critique ne viendra gâcher cet absolu). Halle Berry sera contente qu'on ne dise plus que son Catwoman était le pire film de superhéros jamais réalisé. Même Gigli atteignait 06% ! Cf. aussi Les pires films.

  • Autre film que j'ai déjà une envie furieuse de voir, le canadien Bon Cop, Bad Cop qui devrait enfin mettre un point final à ce genre éculé. "David Bouchard (Patrick Huard) parle français, Martin Ward (Colm Feore) speaks English. Tagline: Shoot First Translate Later". Bien sûr, la partie québecoise (si j'en juge par la bande annonce) aura besoin de sous-titrage ici.

  • Un oreiller pour fans de Coppola.

  • Un peu déçu par La science des rêves (surtout après la révélation qu'avait été Eternal Sunshine of the Spotless Mind co-écrit avec Kaufman). Tout le refrain sur l'esthétique du recyclage, du collage, du bricolage et du travail "manuel" contre le "digital" m'échappe un peu (surtout si c'est pour simuler digitalement l'effet des animations traditionnelles image-par-image) comme le choix de la plus grande star mexicaine (si ce n'est pour insister sur l'aliénation ?).

    Il y a des tas de très belles inventions comme la Machine à Voyager d'1 Seconde mais le personnage de Stéphane Miroux finit par basculer du "loufoque fantasque" au "schizophrène franchement inquiétant". Et c'est un problème dans une comédie romantique quand les eccentricités deviennent un peu trop irritantes et quand vous souhaitez vraiment que les personnages-que-tout-sépare ne se mettent surtout pas ensemble.

    Mais c'était peut-être le projet même d'une comédie anti-romantique. Contrairement au platonicien "Eclat éternel de l'esprit immaculé" (où on aime pour toujours par une réminiscence du couple original divisé), c'est ici l'imagination qui est l'obstacle à toute réconciliation avec le Réel. La brutalité cynique (ou schopenhauerienne) de Guy (Alain Chabat) ou de Stéphane à la fin n'est que le contrecoup de ce déni - j'essaye de parodier Zizek là, pardonnez moi.

  • Vu par erreur Qui m'aime me suive (me suis trompé de salle et croyais aller voir Changement d'adresse). J'avais raté Nos enfants chéris avec la même "troupe", dont j'ai entendu du bien. Ici, c'est l'histoire "douce-amère" de Max, un trentenaire, auquel tout réussit et qui décide de tout plaquer pour refonder un groupe de rock. La musique de Vindry fait parfois assez bien illusion et Eléonore Pourriat est très convaincante dans le rôle de la chanteuse paumée, mais j'avais parfois l'impression de voir en Max un exemple assez extrême de "Mary Sue". Tout le monde répète qu'il est parfait, un "mustang dans un monde de poneys" (tsss), toutes les femmes du film sans exception sont éperdument amoureuses de lui, il réussit tout ce qu'il fait. A la fin, il m'a encore plus agacé que le vulnérable Stéphane Miroux du film précédent et la Schadenfreude a remplacé la sympathie.

  • Vu aussi le cycle Mizoguchi. Il faudra que j'y revienne.