On va un peu arrêter de parler de trucs qui n'intéressent que peu de gens mais juste pour être un peu complet, il y a eu à nouveau un article dans le Canard enchaîné sur la Directrice de l'ENS. L'article mentionne que la motion de défiance des enseignants a eu le score de 57 voix sur 70. La Direction aurait été mise sous la tutelle du conseiller d'État Jean-Claude Mallet, le président du conseil d'administration qui dit devoir "l'encadrer" jusqu'à la Présidentielle. L'opération des élèves portant des masques blancs était étrange comme il n'y a pas de "Vermummungsverbot".

Je ne vais recopier qu'une douzaine de lignes de la page 2, ce qui est, je crois, le maximum légal (est-ce une légende urbaine ?) :

Une cascade de démissions avait déjà salué, en novembre 2005, la nomination de Canto-Sperber, due à un efficace coup de piston de la conseillère élyséenne Blandine Kriegel, passant outre l'avis de la Comission ad hoc. Ainsi s'étaient retirés les présidents du conseil d'administration et du conseil scientifique. Reconnaissante, MCS s'était dépêchée de renvoyer l'ascenseur en nommant la présidence de la Fondation de l'ENS Alexandre Adler. Lequel n'est autre que le mari, à la ville, de son "amie de 30 ans", Blandine Kriegel, la conseillère de l'Elysée".

Elle a encore des soutiens comme les Départements scientifiques qui ont l'air de peu se soucier de sa politique, et son Directeur adjoint Jean-Charles Darmon - dont elle aurait dit qu'il était son "erreur de casting", ce qui doit bien exprimer sa capacité à bruler les ponts avec ses rares alliés.

Le problème actuel n'est plus vraiment l'imposition de frais d'inscription pour les lecteurs de la Bibliothèque - même s'ils sont trop élevés - mais aussi le fait qu'elle accepte (ce qu'elle n'est pas obligée de faire) de rendre public au moins une version censurée du rapport de l'Inspection des finances.

Toutes les universités et institutions assimilées peuvent fonctionner dans une certaine opacité mais sans exiger la transparence totale, il serait bon que cette administration qui semble dépassée fasse un peu plus attention. La Direction actuelle semble avoir une étrange conception de ses privilèges s'il est vrai, comme le dit l'une des nombreuses rumeurs, qu'elle s'est attribué non pas un appartement de fonction - ce qui serait son droit même si son prédécesseur s'en était passé - mais deux, un rue d'Ulm, l'autre boulevard Jourdan, et qu'elle fait rénover ces appartements au moment où elle refuse des crédits plus urgents à la Bibliothèque.